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🛑POINT AU 1er MAI 2020🛑

Aujourd'hui, on va revenir sur le problème de la disponibilité des masques pour vous tous, nos patients du "grand-public".

➡️Pendant un mois et demi, on nous a formellement interdit de vendre ou même de distribuer gratuitement des masques, qu'ils soient chirurgicaux ou en tissu, dits "alternatifs", sous peine de sanctions lourdes, pénales et ordinales. Evidemment, au tout début, ça pouvait se comprendre étant donné que nos soignants en manquaient cruellement.

➡️Pendant un mois et demi, on nous a répété à coups d'alertes sanitaires que tous les masques chirurgicaux présents sur le sol français étaient réquisitionnés par l'Etat et que leur distribution au grand-public était interdite, même sur ordonnance. Il nous était donc impossible d'en acheter à un fournisseur pour pouvoir en délivrer à nos patients.

➡️Pendant un mois et demi les pharmacies ont été controlées par la DGCCRF pour vérifier qu'elles ne dépassaient pas d'un centime le prix limite de vente des solutions hydroalcooliques, et qu'elles ne vendaient pas de masques.

➡️Pendant un mois et demi, on a vu défiler des patients démunis, angoissés, avec des pathologies lourdes, qui cherchaient à se protéger.

➡️Pendant un mois et demi, on a du refuser la délivrance de masques à tous ces patients, en essayant de leur expliquer le pourquoi du comment et en essayant de les rassurer. Alors on a laissé repartir les gens comme ça, sans protection, sans pouvoir les aider, impuissants. Evidemment, la plupart respectaient scrupuleusement le confinement, et le risque de transmission était plutôt faible. Mais le fait de recevoir ne serait-ce qu'un masque aurait au moins apaisé leurs angoisses; et ce n'est pas négligeable chez un patient fragile.

➡️Pendant un mois et demi, on a du gérer au masque près (oui oui, à l'unité près) la distribution à nos médecins de ville, infirmières libérales, kinésithérapeutes, sage-femmes, en leur expliquant là aussi que la dotation de l'Etat ne nous permettait pas de les protéger comme il l'aurait fallu, surtout les 2-3 premières semaines.

➡️Pendant un mois et demi on a interrogé notre Ordre sur la possibilité de faire importer des masques de l'étranger pour les distribuer. A chaque fois, réponse négative. C'est interdit.

Et puis le 25 avril, un samedi soir, qu'est ce qui sort du chapeau sans prévenir ? Un arrêté autorisant les pharmacies à vendre des masques "alternatifs", suivi quelques jours plus tard, d'une nouvelle décision autorisant la vente des masques chirurgicaux. (pour ceux qui suivent, les mêmes qui étaient réquisitionnés depuis le mois de mars). Aucune concertation, aucune pré-annonce. Rien. Personne n'a été prévenu en amont. Personne n'était donc prêt.

⚠️⚠️Y'a quand même un truc qu'on aimerait bien comprendre...
Comment se fait-il que, depuis un mois et demi, on nous rabâche que tout est réquisitionné, qu'on ne peut pas importer, blablabla, et que Carrefour, U, Intermarché, et Leclerc communiquent à grand renfort de publicités sur le fait que des centaines de millions de masques sont disponibles chez eux ?? (a prix d'or quand même, parce que 60 euros la boite de 50 masques chirurgicaux, la marge doit être bonne...)

D'un côté, on nous parle d'une pénurie de masques. On nous demande de limiter les dotations aux pros de santé. On nous interdit d'en distribuer aux patients fragiles. (on ne parlait même pas d'une distribution généralisée, mais ciblée : on les connait nos patients, et on sait très bien qui aurait pu en avoir le plus besoin)

D'un autre côté, on découvre 500 millions de masques qui vont être vendus à prix d'or en GMS...

Oui, lĂ , on aimerait bien comprendre...